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les cuisinières arrivent du marché, Nosy Be

Combattre les inégalités et fidéliser les enfants

Quand nous avons commencé à penser au projet de l'école, en 2011, beaucoup de questions se sont posées à nous.
Nous n'avions pas les connaissances suffisantes des lieux, ni des traditions locales pour réellement comprendre ce phénomène de déscolarisation de masse.
Cependant, une idée est très vite revenue auprès de nos différents interlocuteurs, celle que les enfants participent à la vie de la maison et que de les nourrir le midi quand ils passent la journée à l'école devient un poids pour les familles.
Nous avons aussi assez vite constaté que si les enfants de Nosy Be ne souffraient pas de famine, ils subissaient néanmoins les aléas et les répercussions d'une mauvaise alimentation, trop pauvre en légumes et protéines.
Nous avons donc décidé qu'Utopiks Loustiks, en plus de donner un accès à un enseignement gratuit et de qualité, fournirait les jours d'école un repas équilibré à chaque élève.

Nos Objectifs

Au-delà de fidéliser nos Loustiks à l'école et de participer à la qualité de leur alimentation, le rôle de la cantine est crucial chez Utopiks Loustiks.

Les premières années il a fallut se détacher de l'étiquette "école de vazaha", sous-entendu l'école des blancs, l'école où il y a de l'argent... nous voulions que la scolarité et la cantine soient gratuites, cependant nous voulions que les familles s'investissent et participent, autrement.

Si nous avions instaurer comme devise: "Education + Solidarité = Avenir", instaurer une vraie solidarité entre les équipes et les parents serait plus long. Or pour la cantine, c'était simple; nous avions embauché Netty, maman de deux enfants à l'école à l'époque, et il faudrait que chaque jour se relayent des mamans, des tatas, des nièces... peu importe. Si Hanitra a du beaucoup "lutter" les premières années, les choses sont dorénavant bien calées. Et comme dans toutes les écoles du monde sans doute, certaines mamans sont bien plus actives que d'autres. La cuisine, reste tous les matins, un endroit assez animé ou se tiennent de nombreuses discussions!

Les menus sont laissés à la libre inspiration des cuisinières, qui elles-mêmes s'approvisionnent selon les arrivages du jour. Tous les produits qui sont cuisinés chaque jour sont d'une fraîcheur quotidienne: le poisson était encore dans la mer la nuit d'avant, le zébu debout sur ses quatre pattes quelques jours plus tôt et les brèdes en terre le matin même...

Cependant, elles doivent veiller au respect des bonnes quantités de protéines, de fruits et de légumes à apporter chaque jour. Nous varions entre zébu et poisson la plupart du temps (pas de porc pour des histoires de tradition et non de religion), les oeufs... Nous tentons surtout de maintenir une bonne régularité sur les apports alimentaires nécessaires à une bonne croissance, et souvent absents de l'assiette à la maison, du moins en quantité suffisante, faute de moyens.

Néanmoins, nous n'allons pas révolutionner les mentalités, loin de nous d'ailleurs l'idée d'imposer des préférences, et le riz reste sans conteste l'aliment N°1 à Madagascar (consommé souvent matin, midi et soir). Allez, façon bolognaises, les spaghetti, çà passe... de temps en temps.

Après le repas, nous avons instaurer le lavage quotidien des dents. L'école fournit les brosses à dent et le dentifrice.

une école à Nosy Be.jpg

Le budget mensuel de la cantine


Environ 1000 repas par mois servis aux élèves, enseignants, cuisinières et gardien


  • Salaire de Netty (tiers-temps): 140 000 mga

  • Salaire de Jeanine (tiers-temps): 140 000 mga

  • Riz: 480 000 mga

  • Viandes et poissons: 1 000 000 mga

  • Légumes, fruits et épicerie: 1 200  000 mga

  • Charbon: 60 000 mga

Soit 3 020 000 mga / semaine (755 euros)

1 REPAS = 0,75 cents

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